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Edito

Février - Mars 2020

 

Quelques ultérieures considérations à propos du DSD... 

 

Chez Audiophile Magazine, dès le début nous avons été fans du DSD. 
L’époque coïncidait avec le lancement du premier lecteur réseau capable de décoder du DSD natif, le fameux Lumin A1.
C’était alors une petite révolution, ainsi qu'un joli pied de nez au spécialiste écossais des lecteurs réseau.


Malgré les quelques doutes que j’ai personnellement pu avoir à propos de la suprématie du format DSD sur le format PCM red book, et dont les résultats étaient assez variables sur une platine SACD, j’ai vite été enthousiasmé par la dématérialisation des fichiers DSD.

Quelques éditeurs de SACD bien connus, comme Channel Classics par exemple, commençaient d’ailleurs à proposer des fichiers DSD en téléchargement.


A ce titre, le téléchargement de la 4ème symphonie de Mahler par le Budapest Festival Orchestra et son chef Ivan Fischer, égérie du label, avait été le début d’une révélation : le numérique nous faisait basculer dans un univers holographique apaisé, synthétisant les atouts du digital et du vieux monde analogique.


On avait bien compris l’intérêt d’une conversion 1 bit, ne nécessitant qu’un filtrage passe-bas d’ordre peu élevé, et du fait de repousser le bruit de quantification dans des bandes de fréquences inaudibles.

J’ai rapidement compris aussi l’intérêt de lire un fichier plat DSF ou DFF, plutôt que de décompresser à la volée sur un lecteur SACD un fichier DST (Direct Stream Transfer) et/ou d’interpoler les informations lues en temps réel par la tête de lecture.
Mais le résultat était tellement bluffant que je me souviens encore avec émotion de la première fois où j’ai comparé la lecture physique SACD avec celle dématérialisée du même enregistrement DSD. Un grand souvenir audiophile !

 

Bien sûr, les fichiers étaient encore peu nombreux, mais on pouvait ripper au moyen d’une vieille PlayStation dont le firmware n’avait pas été mis à jour, et il fallait séparer le bon grain de l’ivraie en laissant de côté les albums PCM qui avait été simplement reconvertis en DSD. Joli programme d’audiophile à poil dur...


Le nec plus ultra restaient les rares éditeurs qui ne faisaient strictement aucun traitement de post production à l’instar de Channel Classics, et de son chef favori Ivan Fischer.

 

 

Deux ou trois années sont passées avant que je n’assiste pour de vrai à une performance live du Budapest Festival Orchestra sous la baguette de son chef émérite.

J’ai été à cette occasion totalement impressionné par la justesse et la précision d’Ivan Fischer. Je crois qu'il y a peu de chefs d’orchestre au monde capable de régler chaque pupitre de façon aussi millimétrée. 
J’ai ainsi compris à ce moment que ce son si spectaculaire de la dématérialisation des fichiers DSD était avant tout le fruit d’un travail de conduction d’orchestre phénoménal.
L’orchestre de Budapest a vraiment une sonorité particulière, une homogénéité telle qu’elle magnifie la musique. La plus-value du DSD était donc sans doute de favoriser une prise de son sans artifice ultérieur, préservant cette beauté à l’état brut... mais j’ai compris à ce moment là que ce son si addictif des albums de Channel Classics résultait davantage de l’artiste que des choix techniques.

 

Et puis la généralisation et perfectionnement des accessoires et des traitements numériques du signal audio ont permis de rehausser globalement le niveau de la lecture numérique.

Comme expliqué dans notre saga sur les accessoires pour réseau informatique, la réduction à la source de la pollution du signal numérique surclasse à mon avis le simple fait de repousser le bruit de quantification numérique dans les très hautes fréquences, ou de simplifier le travail de filtrage.

 

En outre, les différences constatées aujourd’hui entre DSD et PCM sur un très bon DAC comme le Mola Mola Tambaqui, inséré de surcroît dans un environnement digital et électrique optimisé, sont particulièrement ténues. Elles sont davantage liées selon moi au travail de remastering des vieilles bandes analogique pour la partie vintage du catalogue DSD, ainsi qu’à la qualité de la prise de son et de la moindre intervention post production de traitements destructeurs sur les enregistrements récents.

C’est en tout cas pour ces raisons que je continuerai à collectionner les albums DSD, des lors qu’ils représentent un intérêt artistique et que la qualité de prise de son est au rendez-vous.

 

Certains convertisseurs fonctionneront peut-être mieux via un signal quantifié sur 1 bit, mais n’est-ce pas là finalement le signe d’un aveu de faiblesse ? Chacun se forgera son idée, à supposer que le sujet l’intéresse un tant soit peu...


Ce qu’il me semble en tout cas erroné de penser, c’est qu’on trouve davantage d’information dans un signal DSD que dans un format PCM, alors que la bande passante du matériel de prise de son, autrement dit les microphones, ne dépasse que dans de très rares exceptions les 25 kHz.

Que le DSD reste encore aujourd’hui un gage de qualité, je veux bien l’admettre, d’autant plus qu’il est largement passé de mode, mais de là à ce qu’il constitue la panacée, je crois qu’on peut valablement en douter.

 

 

                                                                     Joël Chevassus - Editeur

      

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