Réseaux informatiques &                    alimentations linéaires (2/2)

   

HDPLEX 200W

 

J'ai ainsi commencé cet article fleuve sur la qualité de l'alimentation des différents maillons de nos systèmes de musique dématérialisée par l'alimentation HDPLEX qui fait figure de "couteau suisse" du marché des alimentations linéaires (et bien qu'il soit allemand de conception et chinois par sa fabrication).

 

En effet, c'est une des rares LPS (Linear Power Supply) à proposer 4 sorties dont deux fixes et deux variables. Cela en fait un accessoire très versatile et polyvalent. 

Le prix (485 $) est extrêmement raisonnable pour un objet qui se veut davantage fonctionnel qu'esthétique. C'est effectivement du matériel chinois, et l'apparence est assez similaire à ce qu'on peut trouver en vente directe sur AliExpress dans la boutique de GZLOZONE par exemple.

 

La particularité de la LPS HDPLEX est également de proposer des sorties XLR et 5 cordons DC avec fiches XLR sont livrés avec l'alimentation.

Il n'y a clairement pas de normes bien précises relatives aux connectiques des alimentations séparées et chacun y va de ses préférences. Le seul point commun reste la fiche jack en entrée, bien qu'il y ait encore des cas particuliers comme celui de mon NAS Synology dont la fiche est de type Kycon KPPX-4P.

Et même sur les fiches jack classiques, on trouve deux diamètres différents. Bref, trouver un câble adapté peut parfois relever du parcours du combattant et certains audiophiles ont simplement contourné ce problème en réalisant leurs propres câbles.

 

La société HDPLEX m'a néanmoins informé qu'elle livrait désormais gracieusement un câble avec une terminaison adaptée aux NAS sur simple demande lors de la commande d'une alimentation linéaire. Je n'avais en fait pas l'information lorsque le problème s'est présenté et j'ai donc commandé un câble spécifique chez Ghent Audio, site web proposant une grande variété de câbles DC et également capable de réaliser des modèles sur commande (ce qui fut le cas pour mon NAS).

 

 

La LPS HDPLEX dispose ainsi de deux sorties fixes (12 V et 19 V) et de deux sorties variables dont la tension peut être ajustée de 3,3 V à 15 V.

Sur les deux sorties variables, deux sélecteurs rotatifs permettent en fait de choisir entre 3,3 V, 5 V, 7,5 V, 9 V, 12 V et 15 V.

 

Les deux sorties fixes peuvent alimenter des DACS ou des PC, NAS avec un ampérage max de 10 A. Les sorties variables sont limitées à 2 A et serviront donc des accessoires moins gourmands.

 

La ressemblance avec l'alimentation GZLOZONE s'arrête à l'ouverture du capot.

En effet, ce que propose HDPLEX semble bien plus qualitatif. Le gros transformateur R-CORE alimente en fait 4 rails séparés ce qui isole donc chaque sortie sans possibilité de transmissions d'éventuelles interférences d'un canal à l'autre et autorisant l'utilisation des 4 sorties de façon simultanée. La puissance maximale dispensée est de 200 W.

 

Le banc de filtrage à base de condensateurs ELNA semble également bien meilleur et les performances, mesures à l'appui, de la HDPLEX sont excellentes avec un bruit d'ondulation inférieur à 3 mv pour les deux sorties fixes 10 A (19 et 12 V), et inférieur à 1 mv pour les deux sorties variables 2 A.

Des régulateurs à faible chute de tension LT3045 de chez Analog Devices à architecture à taux PSRR élevé (et niveau de bruit ultra-faible) sont montés en parallèle afin d'abaisser le bruit de l'alimentation HDPLEX en dessous de ces seuils.

 

Rajoutons à tout cela, pour accroître encore l'écart avec l'alimentation GZLOZONE (ou Zero Zone), que la HDPLEX dispose d'une quadruple certification CE, RoHS, FCC et EMC, d'une mise à la terre (ce qui n'est pas le cas de la chinoise d'Ali Express), d'un filtrage EMI sur son entrée IEC, et d'un circuit de protection plutôt sophistiqué.

 

Ramené au nombre de sorties disponibles et à la capacité en courant, la HDPLEX affiche un rapport qualité prix imbattable, même vis à vis de ses concurrentes chinoises en vente directe.

 

 

 

A l'écoute, cette meilleure conception se confirme aisément.

On gagne en fluidité, en relief, et en douceur. Rien de bien étonnant finalement de la part d'une alimentation linéaire sophistiquée en comparaison d'un chargeur de téléphone...

Mais ce qui surprend est cette douceur sur l'ensemble de la bande passante, et non pas que sur les aigus, comme on pourrait s'y attendre.

 

Certes, les aigus sont beaucoup moins durs, sans pour autant qu'ils semblent avoir été rabotés. C'est une écoute en fait bien plus confortable.

Mais le grave a été mon grand étonnement. Il acquiert de la force, de l'impact tout en étant encore plus propre, plus maîtrisé.

Je n'avais jusqu'à présent pas l'impression d'avoir un grave trainant, ni une forme de halo se dégageant sur la première octave. Et pour cause, les Vivid G1 Spirit ont une section de grave très ambitieuse et impressionnante ! Elles font partie des meilleures enceintes au monde à ce niveau.

 

Et bien, il faut juste reconnaître qu'on peut aller encore plus loin avec une meilleure alimentation électrique du switch reliant mon lecteur réseau Audiomat et des deux convertisseurs TP-Link Ethernet / Fibre Optique...

 

Ne sachant pas quoi faire de l'alimentation GZLOZONE, je l'ai alors descendue dans la pièce où arrive mon branchement internet et où se trouve mon routeur. Il n'y a pas suffisamment d'ampérage pour pouvoir la connecter au NAS et je n'avais d'ailleurs ni le cordon adéquat pour relier les deux appareils.

 

J'ai donc connecté la GZLOZONE sur mon routeur internet LiveBox et également sur le switch Gigabit que j'utilise directement en sortie du port de mon routeur afin d'avoir une distribution Ethernet plus propre vers mes prises RJ45 installées dans mes différentes salles (et notamment dans mon auditorium).

J'en ai profité également pour alimenter directement l'alimentation chinoise par une prise de mon tableau électrique.

 

Le montage est certes un peu plus complexe mais il n'est en rien compliqué à mettre en œuvre : un petit switch récupéré dans une armoire, une petite étagère à fixer pour poser l'alimentation linéaire externe, et le tour est joué.

 

 

 

On s'éloigne beaucoup du centre névralgique de ma musique dématérialisée, mais on est toujours néanmoins sur le même réseau, puisque c'est le routeur qui assure la mise en relation de tous les appareils connectés à mon réseau domestique, que ce soit en wifi ou en filaire.

 

Autant dire d'emblée que le retour en arrière est impossible. On gagne encore, c'est incroyable.

Cette fois-ci c'est essentiellement sur la qualité de l'image, encore plus large et tridimensionnelle, sur la dynamique, et sur le recul du bruit de fond. Caramba ! Cela fait combien de HDPLEX à installer chez moi ? Trois, en considérant le NAS qui est déporté par rapport au reste du système ?

 

La GZLOZONE fait néanmoins le job, et pas qu'un peu, puisque cette amélioration est telle qu'une fois remis les alimentations à découpage du routeur et de son switch, je n'avais plus envie d'écouter de musique. Le retour en arrière est toujours cruel, et dans ce cas précis, l'effet était bien net.

J'ai essayé également de faire repartir tous les câbles RJ45 de la LiveBox et cela a bien confirmé l'intérêt de faire sortir un switch en sortie de mon routeur internet : bien trop de pollution en utilisant le répartiteur réseau interne du routeur !

L'impact est moins grand néanmoins que le fait de remplacer les alimentations à découpage par des LPS, mais il est audible et assez net pour qu'il n'y ait pas de doute dans mon esprit à ce sujet.

 

Le rendu final, à ce stade, est un des meilleurs que j'ai pu obtenir chez moi tous matériels confondus. On obtient la douceur d'un grand système vinyle avec une amplitude dynamique bien meilleure. On peut en tout cas élever le volume et écouter des heures sans éprouver aucune sensation de fatigue auditive. Est-ce que j'aurais mis la main sur un tueur de platine vinyle ?

 

C'est en tout cas la sensation que j'éprouve en écrivant ces quelques lignes. Mais bien d'autres équipements doivent encore me parvenir pour voir jusqu'où il est possible de repousser les limites...

 

 

A suivre...

 

Joël Chevassus - Décembre 2018

 

 

 

 

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