Yulong DA10 (1/3)

      

Le DA10 du fabricant chinois Yulong est un appareil multifonctions intégrant à la fois DAC, préamplificateur ligne et amplificateur casque.


Le DA10 bénéficie d’un coffret aluminium particulièrement bien fini dans sa gamme de prix, avec des commandes ergonomiques et un grand afficheur LCD plutôt agréable.
L’affichage est original puisqu’il donne comme indication centrale et principale le taux d’échantillonnage du fichier lu et, en périphérie, les informations de volume et de réglage des filtres numériques disponibles ainsi que la sortie utilisée.


Tous les réglages sont accessibles via le potentiomètre de volume en cliquant sur ce dernier, un peu à la manière de ce que propose l’italien Gold Note sur ses streamers / DAC.


Sur la face avant se trouvent également les deux sorties casque (jack 1/4 et XLR). Le contrôle du volume est un encodeur rotatif qui fonctionne de manière linéaire.


Le panneau arrière abrite les connexions lignes RCA et XLR, ainsi que les entrées numériques SPDIF RCA, AES-EBU, Toslink et USB.


L’architecture interne de l’appareil est basée sur un étage de conversion AKM AK4497 et un étage de sortie faible impédance entièrement symétrique.
Le DA10 accepte toutes les plateformes MS Windows, MAC OS, iOS, Android et Linux.

Il prend en charge tous les fichiers audio PCM 16-32 bit jusqu’à 768 kHz, ainsi que le DSD 512 natif et fréquences inférieures (plus éventuellement DOP 64 et 128). Cela est rendu possible grâce au dernier XMOS XU208 de l'entrée USB qui prend en charge les formats DSD 512 et PCM 768 kHz.


Le cœur du DSP du DA10 est un FPGA exclusif. Le signal audionumérique est mis en forme, mis en tampon FIFO et synchronisé par FPGA avec un générateur d'horloge Femto seconde à faible bruit et une boucle PLL. Le signal atténué est ensuite envoyé à l’étage de conversion AK4497 pour décodage.

 

 

 

Le DA10 peut être utilisé aussi bien en tant que simple convertisseur (sortie "Pure DAC"), qu’en tant que DAC avec étage de préamplification symétrique (via un contrôle de volume travaillant en analogique), ou bien comme amplificateur casque via ses deux sorties XLR et jack. Pour que cela soit clair, je tiens à préciser que le DA10 est dépourvu de toute entrée analogique. Son étage de préamplification ne sert donc qu'à traiter le signal analogique en sortie de l'étage de conversion.


L’étage numérique offre également une possibilité de choisir le filtre le plus adapté à son écoute. On se trouve pas ici devant un appareil privilégiant le circuit le plus court mais bien en présence d'un appareil de l'Empire du Milieu, éminemment versatile afin de satisfaire le plus large public possible.


Le volume analogique est réglable sur une large plage (99 niveaux) afin de pouvoir fonctionner avec des casques de différentes impédances.
Le niveau de sortie est contrôlé par un module PGA2311, bien connu des DIYers, lorsqu'il est utilisé en mode préampli ou casque.
L’alimentation linéaire toroïdale Plitron est dotée dune batterie de 23 régulateurs pour obtenir un très faible niveau de bruit.


En ce qui concerne l’amplification, celle-ci fonctionne en classe A, entièrement à base de composants discrets et mettant en œuvre des transistors bipolaires de type MJD243 / 253.

Le fonctionnement aurait été optimisé en analysant très finement les conditions de température. Et il faut dire que le Yulong DAC monte en chauffe progressivement mais sûrement, pour atteindre une température sans doute optimale à son bon fonctionnement.

 

 

 

 

Impressions d'écoute :

 

 

En mode Pure DAC, le DA10 m’a fait très bonne impression. Utilisé sur son entrée spdif RCA, il délivre une image stéréo moins large que celle de mon Audiomat Maestro 3 Référence et certainement un peu moins de détails. La scène reste davantage coincée entre les deux enceintes.


Mais le résultat global est néanmoins plutôt plaisant si on veut bien se donner la peine de tester les différents filtres disponibles sur le Yulong DA10.


Ainsi, le réglage « Sound 3 » m’a paru plus dynamique et m’a semblé offrir une scène plus profonde.
Le réglage « Sound 1 » m’a en revanche semblé restituer une image stéréo un peu plus large.
La position « Sound 2 » m’a donné l’impression d’être un réglage intermédiaire, entre les deux précédents.


J’ai préféré dans l’ensemble le réglage « Sound 3 » pour sa meilleure holographie et son suivi rythmique plus précis.
On gagne également en présence à l’écoute du piano de David Lively dans le Tombeau de Couperin (Maurice Ravel) en sélectionnant le filtre « SSlow » tout en restant sur « Sound 3 ».
On acquiert davantage de densité et de présence par rapport au preset « Slow » et « Sharp ».


Les timbres qui pouvaient manquer un peu de chaleur prennent alors de belles couleurs. Ce n’est pas le filtre le plus neutre disponible sur le DA10 mais il amène un peu d’ambiance tube au détriment de la réponse dans l’extrême aigu un peu atténuée.

C’est presque la preuve qu’on peut finalement préférer un surcroît de distorsion du moment qu’il procure une impression accrue de présence par rapport à une réalité plus fidèle mais plus plate.


Sur des pièces symphoniques ou concertantes comme les concertos pour piano de Mendelssohn joués par Ronald Brautigam et l’Académie de Cologne, on est quand même tenté de revenir vers un réglage plus neutre comme « Slow ».

 

 

 

 

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