SOUNDGIL Cube 

Photo, Soundgil

 

Nous passons tous du temps devant notre système principal. Et cela reste une certaine cérémonie d’allumer chaque appareil, de le laisser chauffer quelques minutes, d’attendre le clic des relais qui nous préviennent que c’est prêt à jouer. On appuie sur des boutons, tourne des commandes. 

Bien sûr, c’est toute la noblesse de la chose que chaque audiophile convaincu essai de conserver, une sorte de patrimoine commun. Et je me plais à imaginer ce collègue européen, asiatique ou américain qui se plie à ce même rituel pour lancer son système, préliminaires nécessaires qui font aussi partie du plaisir de ce passe-temps. 

Cela va contre une forme de consommation immédiate de la musique. Et cela reste aussi généralement réservé à une pièce de la maison. 

 

Pourtant la prétention de m’installer devant mon système principal et d’allumer tous ces appareils pour en profiter pleinement se heurte à la réalité. 

Pas le temps, pas le bon endroit sont des excuses qui reviennent souvent. Combien j’aimerais avoir l’apaisement ou la stimulation de la musique devant mon poste de travail ou dans ma chambre ; choisissez l’effet de la musique selon vos priorités.

Alors il y a bien des systèmes de petit volume et transportable, genre B&W Zeppelin, B&O Beoplay, et autres JBL.  

Aucune de ces « barres de son » ne parvient vraiment à faire autre chose qu’un bruit de fond pour moi et si j’ai des envies, elles ne sont pas satisfaites par ces systèmes.

Il faut cependant admettre que c’est extrêmement pratique à défaut d’être de qualité. Essayer le système SONOS par exemple, c’est gouter à un modèle d’intégration sur réseau, très efficace. Hélas la qualité sonore est loin de m’apporter ce que je recherche. 

Depuis le Sound Blaster de mon adolescence, mon exigence s’est élevée, encore que je garde un meilleur souvenir de ce dernier que des propositions actuelles. 

 

Notons que la génération suivante d’amateurs de musique se contente de systèmes minimalistes à défaut d’avoir l’envie, la place ou l’expertise d’empiler des caisses et de relier des éléments entre eux. Dans ce cadre-là, le compagnonnage est de peu d’effet car les impétrants attendent autre chose. Les compagnies qui sont sur ce créneau sont peu nombreuses. Les systèmes grand public genre barre de son n’y rentrent pas. DEVIALET a choisi d’explorer ce créneau, NAIM avec son Mu-So, FOCAL avec ses XS, peut-être on pourrait-on encore ranger dans cette liste les fabricants d’enceintes actives comme Kii Audio. 

 

Photo, Soundgil

 

Entre le système SOUNDGIL CUBE. 

 

Si vous avez suivi nos retours du High End de Munich 2018 alors vous savez que nous (Joël Chevassus et moi même) sommes tombés bien par hasard sur la démonstration d’un minuscule système nommé SOUNDGIL CUBE. Dans une des pièces des atriums du MOC principalement réservée pour la marque ATOHM jouait cet ensemble de cubes, l’autre système étant à l’arrêt. Chance ou expérience, je vous laisse le choix, amènent souvent aux belles découvertes. Car ce n’est pas l’aspect de cet ensemble minimaliste qui a attiré notre attention mais bien le son qui en sortait. 

Nous avons été intrigués et je dois dire assez vite séduits par le SOUNDGIL CUBE. Nous connaissons bien ces salles de l’atrium et elles ne sont pas faciles à mettre en œuvre pour que les éléments installés y jouent bien. 

Là je dois dire que le setup était réduit à sa plus simple expression, les cubes posés sur un présentoir, une clé USB à l’arrière de l’unité centrale et voilà. 

Pourtant il y avait quelque chose d’inexplicable qui fait que le son vous attrape. Nous nous sommes rapprochés et il y avait des qualités que nous n’avions pas retrouvé avec certains systèmes plus grands et ambitieux dans les salles précédemment visitées. Un son direct, bien détaillé et capable de créer une bulle dans laquelle il est tout à fait simple de se trouver immergé. Il fallait regarder cela de plus près. 

 

 

 

Qui est derrière SOUNDGIL?

 

SOUNDGIL est né de l’envie de son fondateur Mark CHANG, audiophile convaincu de longue date et entrepreneur chinois, de faire partager sa passion de la musique à une nouvelle génération d’enthousiastes.

Pour cela il a imaginé un système qui soit facile d’emploi, d’allure moderne et attractive et capable de prouesses sonores telles qu’on le mettrait sans hésiter dans la catégorie haut de gamme. Il l’a imaginé comme la première marche vers le haut de gamme. L’ambition du CUBE est d’être le ticket d’entrée vers le haut de gamme pour une jeune génération avide de produit technologique mais sans l’expertise nécessaire pour faire fonctionner un système hifi traditionnel.

 

Surement Mark CHANG avait-il en tête des systèmes plus ambitieux quand il a imaginé le SOUNDGIL CUBE. Il possède lui-même un système MBL Extrême avec ses énormes tours de basses. Sa passion pour les systèmes hifi haut de gamme et en particulier pour MBL et son réseau l’ont rapproché de l’ingénieur audio Peter PU (MBL, ONIX) et du designer coréen J.K.KIM spécialisé lui aussi dans les systèmes audios. Ce sont les deux ingénieurs principaux en charge de la réalisation du CUBE.

Notons que le système a demandé de nombreux prototypages mais que la carte mère dans l’unité centrale a été développée en concurrence par deux sociétés. C’est à ce sujet une société américaine qui a remporté la palme. Le choix du couplage entre la carte mère avec les amplificateurs, les cubes et leur haut-parleurs sur mesure ont fait l’objet de toutes les attentions. C’est ici tout le génie de la chose car la mise en œuvre a vraiment été faite dans les détails avec une grande expertise ou d’art, au choix. 

Mark CHANG a supervisé toutes les étapes de ce prototypage en apportant sa vision de la chose et son oreille. 

 

 

 

 

 

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