Mola Mola Tambaqui (1/6)

      

 

C’est la première fois que j’ai l’opportunité de tester un appareil de chez Mola Mola.
J’avoue que ce constructeur qui ose le minimalisme et la miniaturisation ne m’avait jamais vraiment interpelé. Les sollicitations dans cette industrie très fragmentée sont si nombreuses qu’il est généralement difficile de se poser pour se concentrer sur un produit ou une marque aussi discrète que Mola Mola.


C’est néanmoins chose faite grâce au distributeur français de la marque, Prestige Audio Diffusion, à qui on doit l’initiative de ce banc d’essai.
Et à défaut de se focaliser sur le cœur de métier historique de cette compagnie hollandaise où le brillant Bruno Putzeys a officié (à savoir l’amplification classe D), l’avantage de prendre le train en route est de pouvoir aborder la diversification de cette entreprise avec le lancement d’un nouveau DAC, particulièrement novateur.

 

L’appareil objet de ce banc d’essai n’est d’ailleurs pas tant éloigné des autres produits de la gamme Mola Mola, mais nous aurons l’occasion d’y revenir un peu plus loin...
Comme à l’accoutumée, je vais tout d’abord m’attacher à décrire ce qui se cache derrière cette image du poisson-lune. Aucun parallèle évident entre ces mastodontes des mers australes et les boîtiers compacts des appareils conçus par Bruno Putzey.

 

 

 

C’est plutôt du côté de la rareté et de l’aspect singulier de ce poisson à grosse tête qu’il faut aller chercher.

Et comme un poisson peut parfois en cacher un autre (voire plusieurs), c'est un second spécimen exotique auquel on doit le nom de baptême du DAC Mola Mola, le «Tambaqui».

Le Tambaqui est une espèce de poisson d'eau douce de la famille des Serrasalmidae que l'on rencontre dans le bassin amazonien, un cousin du plus célèbre piranha. Les amplificateurs monophoniques « Kaluga » renvoient également à une race d'esturgeons de très grande taille. Tout dériverait en fait d'une idée soumise par un cabinet de conseil en design industriel qui avait travaillé pour l'entreprise à ses tout débuts.


Autant dire que ce banc d'essai m'aura fait prendre conscience de mes connaissances très limitées en matière d'ichtyologie (science des poissons). Il ne manquait plus que de commencer à échanger avec le géniteur de ces poissons, Bruno Putzeys, pour prendre également conscience de mes lacunes en électronique...

 

 

Tambaqui amazonien

 

Bruno Putzeys, s’il ne fait d’ailleurs plus partie du staff technique de Mola Mola (comptant encore sept collaborateurs) reste néanmoins impliqué en tant consultant indépendant.

 

Selon le représentant de la marque, Ewald Verkerk, les produits et technologies qu'il a développés pour Mola-Mola constitueront encore le socle du développement de nouveaux produits pendant un bon bout de temps, sans pour autant qu’il soit mobilisé personnellement.

L’héritage Putzeys est donc bel et bien présent chez le constructeur batave, et les sollicitations envers l’ancien directeur technique concerneront avant tout le développement d’idées nouvelles ou de futurs schémas.

 

 

 

 

Mola Mola a voulu ainsi compléter son offre en insérant une alternative plus économique et compacte à son préamplificateur Makua proposant déjà en option une carte DAC, en isolant la partie conversion numérique vers analogique dans un boîtier séparé, utilisable directement sur des blocs de puissance via son réglage de volume numérique, ou via un préamplificateur analogique classique indépendant.


La technique de dithering utilisée par Mola Mola, combinée au suréchantillonnage 32 bits  du signal en entrée permet d’après le fabricant de proposer les mêmes performances qu’un bon réglage de volume analogique, en convertissant la distorsion de quantification en un bruit de niveau faible pur et constant. 

 

Le Tambaqui se présente donc comme une évolution somme toute logique pour répondre aux besoins de tout utilisateur ne disposant pas d’autres sources analogiques dans son système et n’ayant pas de problèmes particuliers d’adaptation d’impédances entre source et amplificateur de puissance.

 

 

 

 

 

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