Lawrence Audio Dove Diamond (1/3)

      

 

 

Après avoir testé les Penguin il y a un an, un nouveau volatile a fait irruption dans ma salle d’écoute : la Dove (ou la Colombe, pour les fervents de la langue de Molière).
Il s’agit de la version haut de gamme « diamond » embarquant le fameux tweeter diamant Jantzen en lieu et place du tweeter céramique Accuton Cell 1,2 pouce de la version standard.

 

Autant la « Penguin-Manchot » pouvait, avec un zest d’imagination, évoquer les bestioles d’Antarctique, autant la relation avec l’oiseau symbole de la paix paraît plus abstraite dans le cas des Dove, surtout lorsqu’elle vous sont livrées en finition laquée noire.
Peut-être le parallèle s’inscrit-il davantage dans l’idée de pureté ou de quiétude, mais il est un peu trop tôt pour tirer des plans sur la comète. Nous verrons cela plus tard durant les écoutes...

 

En attendant, la Dove est une enceinte de type bass reflex (avec les mêmes évents latéraux que la Penguin) trois voies, trois haut-parleurs.
Sa sensibilité est donnée pour 91dB (2,83 V, 1m) sous 8 Ohms, avec une impédance nominale de 4 Ohms.
La bande passante s’étend de 35 Hz à 40 kHz.


Outre l’excellent tweeter diamant, la Dove embarque deux haut-parleurs Accuton céramiques de 7 pouces.
Comme pour la Penguin, les fréquences de coupure se situent respectivement à 2500 Hz et 250 Hz.
Le filtrage est également de 4ème ordre, et donc, avec une pente de 24 dB par octave.
On retrouve les mêmes composants triés sur le volet, à savoir les condensateurs MKP haut de gamme, les inducteurs et les résistances en oxyde de métal de qualité militaire.


Le cabinet est réalisé en MDF haute densité de 25 mm d’épaisseur (vs 30 mm sur la Penguin, certes plus sollicitée par les vibrations engendrées par ses deux woofers de grave).
Contrairement aux Penguins, les Doves n’autorisent pas le bi-câblage, ne disposant que d’une seule paire de borniers WBT.

La Dove ressemble donc fortement à une petite Penguin, plus facile à loger, et moins exigeante en termes d’amplification à lui associer.

 

 

 

 

Proposée en version standard (tweeter céramique) à 19.000 €, la Dove est loin d’être l’enceinte la plus accessible parmi les colonnes compactes.

L’option tweeter diamant est d’ailleurs facturée 1.000 € supplémentaires (soit un prix catalogue de 20.000 €), ce qui est plutôt raisonnable en comparaison de certaines autres marques qui n’hésitent pas à faire payer le passage au tweeter diamant beaucoup plus cher.

 

Difficile néanmoins de trouver des équivalents. La Marten Héritage Miles 5 proposée à moins de 15.000 € n’est finalement qu’une simple deux voies à filtre de deuxième ordre, avec les mêmes HP positionnés dans un parallélépipède joliment laqué, mais clairement moins original et ambitieux que le travail réalisé par Lawrence Liao.


Pour rester sur la céramique, la gamme du constructeur Tidal devient encore moins lisible avec sa nouvelle marque censée être plus démocratique « Vimberg », la finition exemplaire n’occultant pas pour autant un certain conformisme des cabinets...
Un peu plus original dans la présentation mais guère plus, on trouve dans ces niveaux de prix la Cassiano MK2 de Gauder Akustik, mais qui embarque un woofer supplémentaire. On trouve d’ailleurs chez le même manufacturier allemand un modèle Vescova MK2 moins onéreux dans un schéma deux voies et demi certes plus minimaliste...

 

En dehors de l’univers Accuton ou céramique, chez Wilson, pour rester dans des budgets comparables, la Sabrina est l’entrée de gamme avec des haut-parleurs moins prestigieux que ceux utilisés chez Lawrence Audio, mais avec un cabinet sans doute plus travaillé, même si pas forcément très esthétique.
Chez B&W, à ce niveau de budget, la Dove se trouve en concurrence avec de sérieuses prétendantes comme les 803 D3 et 802 D3, à l’esthétique plus tape à l’œil et offrant une plus grosse charge acoustique.

Bref, pas simple de positionner la Dove au sein d’une offre pléthorique de colonnes compactes.


Je dirais en ce qui me concerne que la Dove a sa propre identité, et puis c’est une Lawrence Audio, gage normalement d’une restitution à la fois douce, mélodieuse et vivante.
Dis-moi ce que tu écoutes et je te dirai quelles enceintes tu concevras... Lawrence Liao, pour le côtoyer depuis quelques années est assurément un des concepteurs d’enceintes ayant la plus vaste culture musicale parmi ceux que je connais, et notamment en musique classique, genre musical sans nul doute le plus exigeant en matière de matériel de reproduction sonore.

Chaque fois qu’il est passé chez moi vérifier la bonne mise en œuvre de ses enceintes dans le cadre des bancs d’essai que j’ai pu réaliser pour son compte, nous avons passé l’après-midi complet à écouter de la musique.


Je crois aussi que par rapport à ses concurrents directs, travaillant à partir de haut-parleurs de chez Thiel & Partner, Lawrence Liao met à profit sa grande culture musicale pour mettre au point très finement ses enceintes, chose peut-être hors de portée des autres intervenants.
Et, croyez-moi, ça s’entend !

 

 

 

 

 

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