JMF Audio ampli HQS 6002 (1/4)

Un matériel professionnel?

Mais que veut-on dire au consommateur quand on ajoute le mot « professionnel » à un objet ? Un mixer professionnel, une brosse à dent électrique professionnelle, une montre professionnelle.

Faut-il être soi même un professionnel expérimenté pour les utiliser ? Amateur passez votre chemin, c’est trop compliqué, trop gros, trop lourd, trop spécifique.

Obtient-on des résultats inégalables avec ce type de matériel. Cela satisfait il des exigences auxquelles seuls des professionnels seraient en droit de prétendre ? Il y aurait donc des matériels d’amateurs capables de satisfaire de plus faibles attentes et des matériels pour personnes plus exigeantes ?

En Hifi comme en d’autre domaine il y a d’étranges passerelles entre les matériels utilisables ou accessibles selon qu’on en conçoit l’usage comme professionnel ou comme amateur.

On a pu observer ça ou là des incursions de marques de chaque coté de la frontière. Je pense par exemple à Nagra qui en plus de faire ses fameux enregistreurs typiquement orientés vers les professionnels a développé progressivement une branche Hifi utilisant les codes esthétiques de la marque et réclamant une parenté dans la conception. Les analogies sont floues et il semble que les équipes en charge des deux branches chez Nagra soient bien distinctes. Dans d’autres cas c’est la caution du professionnel qui est recherchée avec une certification (Air studio, THX) par exemple, ou en montrant le produit dans un environnement de studio (Classé et B&W). C’est le consommateur final qui voit la facture s’élever pour cause de royalties sur un logo de façade, de rhabillage luxueux de la machine, ou de coût publicitaire. Alors tout cela n’est il que du marketing ? La vérité est elle ailleurs ?

Une légende fabriquée dans le secret des studios

C’est bien de cela dont il s’agit. Il se passe dans les studios de mixage et de mastering de part le monde des choses qui sont étouffées par les murs épais qui les protègent du bruit extérieur. De ce mystère est fait le mythe qui entoure des marques comme REY AUDIO, KINOSHITA, WESTLAKE AUDIO, TAD, FM ACOUSTICS et JMF AUDIO.

 

Le point commun de tout ces gens là est d’avoir apporté une contribution à la conception des studios d’enregistrement et de mastering dans le monde, avec dans le même ordre que les marques cités plus hauts, Shozo Kinoshita, Tom Hidley, Bart Locanthi, Manuel Huber et Jean-Marie Fusilier.

Et les routes de ces messieurs se sont croisées. C’est Tom Hidley qui se trouve être le personnage central de l’intrigue. Ainsi ce renommé designer de studio depuis les années 70 a défendu FM acoustics dans ses premières conceptions, puis s’est tourné vers JDF audio en 1987 à la suite d’un comparatif dans un studio de Lucerne en Suisse (c’est ce que rapporte la légende). On raconte que le défi est donné à Jean-Marie Fusilier de réaliser un ampli de forte puissance retenant les qualités du premier ampli plein de promesses utilisé à Lucerne.

 

Ainsi est né le JDF HQS 3200 UPM, bloc mono capable de 3200 watts dans une charge d’1ohm, en 1988.

La coopération de Kinoshita avec Tom Hidley remonte, elle, à 1984 et à l’usage des monitors REY AUDIO RM-7V dans un studio de Nashville USA. Ces gigantesques moniteurs à base de chambre de compression TAD 4001 et de boomers de la série TAD 1600 trouvent semble t-il dans les HQS 3200 UPM leurs partenaires idéals. Shozo Kinoshita lui-même en vient à utiliser les amplis JDF audio pour ses enceintes moniteurs haut rendement.

 

Puis REY AUDIO commercialisera par la suite sous la marque JMF/KINOSHITA des variantes rebadgées des amplis professionnels HQS de Jean-Marie Fusilier au début des années 90. La boucle est bouclée.

A la une...

A suivre...

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© AUDIOPHILE MAGAZINE