Exogal Comet (1 / 4)

      

 

 

Le marché des convertisseurs N/A (numérique / analogique) ne cesse de s'étoffer chaque jour grâce à la popularité de la lecture de fichiers audio et des offres de streaming via internet. C'est à la fois un marché pléthorique et hétérogène où les appareil budget à quelques centaines d'euros côtoient ceux à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Quel intérêt alors de présenter un énième produit proposé par un nouveau venu, la société Exogal, fraîchement créée en 2013 ?

Sans doute le fait de savoir que les personnes à l'origine de cette initiative sont des anciens de Wadia, sans doute déçus par ce qu'a pu faire le conglomérat italien «Fine Sound Group» de l'ancienne pépite américaine du digital. Il est vrai que l'équipe avait été laissée à l'abandon dans les bureaux d'Audio Research, avant que Mauro Grange, patron du groupe transalpin, commence à s'y intéresser sérieusement. Ces gars ont ainsi quitté la galaxie The Fine Sound pour rejoindre une nouvelle exoplanète. C'est l'étymologie du nom Exogal, et pas une simple jeu de mots personnel...

 

Le Comet est ainsi le premier produit proposé par Exogal. Il est disponible avec son alimentation externe standard ou bien avec une alimentation externe plus sophistiquée sous l'appellation « Comet Plus ». Le prix public en France est de 2.200 €. Il convient de rajouter 500 € supplémentaires pour bénéficier de la «grosse» alimentation. C'est donc un convertisseur qui vient se frotter au segment de marché le plus encombré, celui du moyen de gamme.

 

C'est Jeff Haagenstad, patron d'Exogal, qui a désiré revenir à une politique de prix plus réaliste et donc moins élitiste afin que ce business continue à exercer de l'attrait parmi les jeunes générations : compact, abordable, performant et connecté ! Bel exemple de lucidité... Si en plus cela pouvait permettre à un réseau de revendeur de vivre décemment et si on n'était pas obligé pour ça de délocaliser la production, cela serait encore mieux... Là ce n'est plus de la lucidité mais une leçon de courage. Cette initiative vaut déjà par ses intentions d'être saluée, et il est évident qu'on s'oppose ici aux dérapages tarifaires de ses anciens patrons italiens.

 

Jeff Haagenstad

 

 

Ce petit boitier permet donc aujourd'hui d'évoluer vers un module d'alimentation externe plus qualitatif mais également vers un étage de puissance de 250 W sous 4 Ohms (Exogal Ion) qui devrait s'interfacer directement avec le Comet via une liaison de type HDMI propriétaire. On retrouve là l'esprit du Power DAC si cher à Wadia.

 

Côté technologie, les anciens de Wadia sont restés fidèles à certains principes de développement et notamment l'utilisation de FPGA afin d'échapper à la standardisation sonore imposées par les grands manufacturiers de puces. Bon, il est clair que le son d'un DAC ne dépendra pas que de la typologie de puce employée, mais s'affranchir de certaines recettes clé en main paraît une perspective moins contraignante.

 

Ce petit objet abrite en effet un processeur sextuple-coeur permettant de suréchantillonner le signal via le FPGA avant de transiter vers une puce gérant la conversion N/A de la façon la plus simple comme s'il s'agissait d'un pseudo étage de sortie. Exogal déclare ne pas avoir déposé de brevet car les travaux précédemment publiés ne lui permettent pas de revendiquer la propriété intellectuelle des techniques employées. Cela justifie par contre une certaine discrétion de la part des dirigeants d'Exogal afin de garder la maîtrise de leurs procédés de développement.

 

On comprend que les ingénieurs d'Exogal ne se contentent pas de faire une classique interpolation des différents échantillons mais vont plus loin dans le traitement, notamment en s'inspirant de secteurs plus complexes que l'audio comme celui des GPS, afin de lisser la représentation mathématique du signal d'origine jusqu'à ce que les écarts deviennent indiscernables à l'oreille. La conversion N/A en elle-même reste néanmoins une tâche réservée à une puce delta sigma.

On n'en saura donc guère plus à propos de ce que fait le Comet pour réaliser sa conversion numérique vers analogique...

 

Alimentation externe Comet Plus

 

 

Intéressons-nous donc à ce premier produit des ex Wadia.

Côté mécanique, Le boitier principal est fixé sur un socle acrylique reposant sur quatre billes d'acier. La structure complète, boitier et socle, a été conçue pour favoriser un amortissement optimal des vibrations parasites.

 

Les billes d'acier sont ainsi supposées éliminer les résonances résiduelles de la base acrylique, et donner ainsi une totale inertie à l'ensemble.

 

L'afficheur LCD non éclairé en façade avant est tout aussi inhabituel. Il faut avouer qu'il n'est pas un modèle de lisibilité et qu'il faudra s'approcher très près de l'appareil pour distinguer clairement ce qui est affiché. Pas de soucis néanmoins pour tous ceux qui comme moi n'ont pas des yeux de lynx, une appli pour tablette ou smartphone remplace avantageusement la télécommande et l'afficheur. Cela tombe à pic car la télécommande aussi est peu ergonomique et parait presque plus basique que celle que j'utilise pour commander ma porte de garage...

 

 

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