Etalon Solo NAP (1/3)

La "lecture réseau" fait un nouvel émule avec le fabricant Hongrois Etalon qui met sur le marché deux nouveaux produits, Solo et Supradac, un troisième, le Fonte, étant en préparation. Etalon a choisi le sigle NAP, Network Audio Player, pour ses lecteurs réseau. Une refonte assez complète de la gamme de sources Etalon étant en cours, autant en terme de produits que de dénominations, Solo et Supradac désignent désormais des lecteurs réseau et non plus des DAC, DAC dont les futures appellations commerciales ne sont pas connues à la date de parution de ce Banc d'Essai.

 

Laszlo Sallay, qui préside aux destinées d'Etalon, travaille depuis la fin des années 60 dans l'univers de la HiFi, autant pour le matériel de studio que celui de la reproduction domestique.

Laszlo Sallay revendique avec force et fierté des racines à la fois technologiques et musicales. Côté technologique, il encadre des équipes de recherche, côté musique, il a travaillé pour des musiciens comme Léonard Bernstein ou Cergiu Celibidache qui ont souhaité être enregistrés exclusivement avec son matériel, sans hésiter à recommander Etalon à de nombreux Labels comme Deutsch Grammophon ou Philips Classics, pour être plus tard adoptés, entre autres, par Harmonia Mundi ou Naxos.

 

 

 

L'Etalon Solo est livré dans une robuste caisse en bois. Il a une apparence plutôt luxueuse avec sa façade en noyer brillant (aussi disponible en merisier, et laque noire ou blanche),  et la qualité perçue de fabrication externe est excellente.

Le boitier, isolant magnétique, comporte 3 grosses pointes de découplage qu'il conviendra d'associer à des contre-pointes (pour éviter les rayures sur un meuble laqué...)

Un afficheur en façade avant indique le numéro d'entrée numérique et le niveau du volume, analogique, réglable par télécommande. Le solo comporte une entrée ethernet, 3 entrées Spdif sur RCA et 2 entrées HDMI (non encore activées sur l'exemplaire de pré-série qui m'a été confié).

Si l'on apprécie de pouvoir utiliser le DAC avec une source externe, on regrette un peu que le SPDIF soit sur RCA et non sur BNC, et de ne pas avoir aussi retenu une entrée AES.

 

L'étage de sortie, en Classe A et composants discrets, est double. Il s'agit de deux circuits strictement identiques.

Laslo Sallay estime qu'un circuit symétrique conçu autour de composants "opposés" (PNP/NPN) souffre de la présence de composants qui ne peuvent pas par nature et fabrication être vraiment "symétriques". En sélectionnant et triant exactement les mêmes composants sur deux circuits identiques, puis en leur applicant des tensions de référence différentes, il estime que c'est le seul moyen d'avoir un véritable étage symétrique plus performant que les étages symétriques "classiques".

Cela explique la présence de deux sorties analogiques RCA, l'une + et la seconde -.

Pour pouvoir se servir de l'étage symétrique, il faut donc disposer d'adapteurs Bi-RCA vers XLR, ou de transformateurs bi-RCA/RCA, adapteurs et transformateurs qui, hélas, n'étaient pas encore disponibles au moment où je disposais de l'Etalon. Mes écoutes ont donc été effectuées en n'utilisant qu'un seul des circuits de l'étage de sortie.

 

La gestion du volume est passive. Elle est confiée à des résistances à film métallique controlées par des relais.

Pour éviter tout risque sur les électroniques en aval du Solo, la modification du volume se fait "au relâchement" de la touche correspondante de la télécommande, le volume étant brièvement coupé pendant sa modification. Cela peut être un peu "surprenant" lors des premières utilisations, mais c'est aussi une preuve de sérieux de ne pas s'amuser à modifier l'impédance et le courant de sortie sans couper le volume.

 

La partie acquisition réseau et décodage des pistes est effectuée par une carte fabriquée par Olimex sur spécifications Etalon. Les logiciels sont entièrement développés par Etalon sur une base Linux.

 

Une liaison I2S, avec bufferisation, et pilotage par des horloges propriétaires dont le taux de gigue est annoncé inférieur à 120 femto secondes, assure le transfert du flux audio vers l'étage de conversion

 

Cet étage de conversion comprend  2 puces Burr Brown DSD1794 par canal et permet d'écouter des albums PCM de 16/44 à 24/192 et DSD64.

 

Au premier plan de chaque côté, les étages de sortie Classe A.

Au milieu un peu plus loin, entre les transformateurs toriques de deux alimentation régulées, l'étage de conversion, 4 puces DAC, 2 par canal.

Au fond, la carte d'entrées SPDIF au dessus de la carte (non visible sur la photo) d'acquisition réseau et de décodage.

Les 4 radiateurs assurent l'évacuation de chaleur des 4 circuits de sortie Classe A.

La qualité de fabrication semble aussi bonne et précise à l'intérieur du Solo qu'à l'exérieur.

 

L'installation en lecteur réseau (seul mode d'utilisation testé ici) demande simplement la connexion à un réseau domestique par un câble RJ45. 

On peut accéder à la configuration du Solo depuis un navigateur en y entrant l'adresse www.myetalon.com qui fournit alors l'adresse IP de l'appareil permettant d'accéder à sa page de configuration.

 

3 modes d'accès sont possibles:

  • Airplay, limité à 16/44, protocole réseau audio temps réel, accessible depuis les ordinateurs/tablettes d'Apple, ou sur PC grâce à des utilitaires comme Airfoil.
  • DLNA qui requiert un serveur UPNP sur le réseau.
  • Squezebox qui requiert un serveur LMS sur le réseau.

 

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