Berkeley Audio Design Alpha USB

Préambule

 

J'ai toujours eu de l'admiration pour ceux qui défrichent le terrain de jeu des nouvelles technologies. Citons ceux qui s'extasiaient sur leur nouvel appareil photo numérique de 1 million de pixels ou encore ceux qui comparaient les vertus des premières versions DOS sur leur PC. J'ai bien eu un temps un COMMODORE et fait de la programmation et quelques lignes de codes, mais j'étais bien jeune alors.

Ce temps là est révolu et les nouvelles technologies ne portent plus l'émerveillement que j'en attendais enfant.

Je suis devenu pragmatique, je veux juste profiter des avantages sans me compliquer la vie!

Aussi je me suis gardé de participer à la première vague du Computer Audio. J'en entrevoyais les promesses mais le prix à payer en ennuis et le résultat inconstant ne méritaient pas encore que je m' investisse la dedans.

Quand je vois les innombrables façons de procéder et l'ingéniosité déployée par les pionniers du Computer Audio, il me faut les remercier, en tirer certaines idées et se préparer à faire le premier pas. D'autre part je suis, depuis 5 ans, convaincu que l'audionumérique vit une nouvelle ère de grâce. La première a eu lieu à la fin des années 80. Certains pourraient imaginer Haute Définition, DSD en imaginant une révolution peut être; je pense SD (Standard Definition 16bits/44,1kHz), contrôle du jitter et gestion des interfaces.

 

Voyons donc dans quel état d'esprit je me trouve maintenant, à l'abord du Computer Audio.

 

 

Le coté pratique d'avoir tous ses albums à portée de doigt n'est pas une fin en soit me concernant, c'est pratique certes mais je ne conçois pas que cela soit le seul avantage à tirer de la dématérialisation.

Quitte à investir dans une solution Computer Audio, elle doit représenter un saut qualitatif déterminant et stable par rapport aux divers drives existant. La HD et la gestion des fichiers de profondeur et d’échantillonnage variables est une propriété pratique de la dématérialisation. Il me semble cependant que beaucoup d'entre nous n'a pas encore atteint l'os en rongeant ses fichiers SD et qu'il y a une marge substantielle à gagner sur ce qui doit représenter 90% des discothèques actuelles.

 

Je n'observe pas bien la convergence entre la hifi et les autres médias comme la vidéo ou la radio internet dans le Computer Audio. C'est surement la faute des Dacs. Les préamplificateurs Home Cinéma font bien mieux. Ils décodent divers formats font du streaming direct, gèrent des disques durs, des flux HDMI et les consoles de jeux. Il y a des leçons à prendre de cette versatilité.

 

Enfin, encore une contrainte personnelle: Je tiens a conserver pour un moment encore mon Dac LUXMAN DA-07 venu de cette première époque dorée de l'audionumérique (1988).

Lubie? Surement!

 

 

Si je devais prendre une analogie, je souhaiterais faire fonctionner mon coupé sport de collection avec une pile combustible à Hydrogène. Mais voilà, il y a des étapes qui manquent de la batterie aux roues.

Cela prête à sourire mais c'est un peu ce qui se passe avec le Computer Audio.

 

Ripper proprement les disques n'est plus une difficulté, ni télécharger un fichier et le stocker. Convertir les informations numériques en sons avec une très bonne qualité est aussi à la portée de nombreux Dacs. Mais transporter les données et le code temporel avec peu de perte et un jitter contenu reste l'horreur de l'audionumérique depuis qu'elle existe. Liaison asynchrone ou synchrone le Dac a besoin des données temporelles en bon ordre pour faire de la musique. Comment réaliser cela en gardant les yeux bien ouvert sur le phénomène.

 

Sur le plan technique il me semble que le gros du problème vient des interfaces entre éléments séparés. Notez bien que les éléments intégrés ne font pas mieux, mais ils cachent la misère dans un seul boitier, c'est pudique à défaut d'être performant.  

 

Mr Fusion adaptée sur la Deloreane "Back to the Future"

 

De mes lectures et discussions il revient que le transport du signal et des données temporelles est un point critique pour avoir un bon son. Il est possible de bien faire mais chaque étape est cruciale.

La voie qui consiste à affecter le signal entrant dans le DAC du plus faible taux de jitter possible me parait aujourd'hui la plus prometteuse. Un idéal en sortie de câble source, à l'entrée du Dac serait d'avoir moins de 5ps de jitter avec un spectre de bruit d'horloge contenu en dessous de 100Hz. Ce qui compte plus que la stabilité de l'horloge dans le temps est sa précision dans un court intervalle.

Les équipements qui mesurent cela coutent plusieurs dizaines de milliers d'euros et il faut étre sérieusement intéressé par le phénomène pour s'y attaquer. En France TVC Audio et TotalDac ont été les premiers (les seuls?) à publier les spectres de bruit de leurs horloges, félicitations!

 

jitter spectrum

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