Ayon CD-3sx 1/3

Après le lecteur réseau S5 à l'automne 2012, les DAC Stratos et Stealth à l'été 2013, c'est au tour des platines CD au printemps 2014 d'être revisitées par Ayon, qui a ainsi, en moins de 18 mois, mis à jour l'ensemble de sa gamme de sources numériques.

 

Si Gerhard Hirt, qui préside aux destinées de Ayon, a été attentif aux attentes du marché en ce qui concerne la musique digitale (dématérialisée) avec DAC et lecteurs réseau, ou la prise en comtpe du DSD, il est aussi conscient que les étagères des mélomanes et audiophiles sont remplies de CD. Le virage vers la musique digitale ne s'accomplissant finalement qu'assez lentement, il lui semble opportun de continuer à offrir la possibilité d'écouter ses CD sans avoir à passer des centaines d'heures à les ripper, tout en pouvant commencer à goûter à la paresse de changer d'album sans avoir à se lever de son canapé: une platine CD avec un DAC largement accessible. C'est d'ailleurs ce que je suggérais lors du Banc d'Essai du Stratos à tous ceux qui veulent "se faire la main sur la musique digitale" sans quitter le terrain ferme et connu du CD.

 

Pour faire une première synthèse dès cette introduction, la CD-3sx Ayon, c'est:

  • Une platine CD (non SACD) à chargement par le dessus (sans tiroir mobile)
  • Un DAC PCM et DSD accessible entre autre en SPDIF, AES, USB,...
  • Un préamplificateur analogique à tubes triodes 6H30 complétant l'étage de sortie, accessible par 3 sources supplémentaires et offrant une gestion analogique du volume.
  • La possibilité d'être directement connectée à un amplificateur de puissance en utilisant son propre préamplificateur analogique intégré.

 

 

Présentation

La connectique est pluôt complète:

  • Sorties analogiques RCA et XLR
  • Entrée numériques PCM: SPDIF RCA et Toslink, AES/EBU, I2S sur ethernet, USB (aussi DSD)
  • Entrées numériques DSD: USB (aussi PCM) et BNCx3
  • Sortie numérique SPDIF RCA
  • 3 entrées analogiques RCA

On peut regretter l'absence d'une entrée SPDIF au format BNC, le seul format permettant de respecter rigoureusement l'impédance de 75 Ohms du SPDIF. L'entrée AES rattrape cette erreur de casting.

 

Comme sur tous les appareils Ayon, un voyant indique la phase électrique, ce qui est très pratique.

 

4 interrupteurs permettent de choisir entre les sorties XLR ou RCA, l'utilisation sur un amplificateur de puissance ou un amplificateur intégré, un changement de la phase acoustique, et un niveau maximal de sortie (fixe ou variable en fonction du mode d'utilisation sur un amplificateur de puissance ou intégré) "LOW" à 2.5V rms, ou "HIGH" à 5V rms.

 

En facade avant, un bouton de volume et un autre pour sélectionner les entrées entourent un écran donnant un certain nombre d'informations en fonctionnement:

  • Niveau de volume
  • Numéro de piste
  • Entrée numérique selectionnée pour le DAC
  • PCM ou DSD
  • Echantillonage
  • Filtre 1 ou 2
  • Balance

La télécommande permet de piloter les DAC et amplificateurs intégrés de la marque.

Outre les fonctions standards d'une platine CD (numéro de piste, play, stop, pause, piste suivante et précédente, avance rapide, répétition) et l'ajustement du volume, elle donne accès à:

  • Un upsampling en 24/192
  • Une balance droite/gauche
  • le choix entre deux filtres (non précisé, mais sans doute de type FIR)
  • La sélection des entrées numériques pour la partie DAC

Sur cette platine, Ayon a modifié son système de fermeture. Il existe à présent un galet presseur magnétique disjoint du couvercle (NB: les feuilles de protection n'ont pas été retirées, ce qui explique les "bulles" sur la photo ci-contre).

Gerhard Hirt m'a indiqué qu'il avait fallu un an de mise au point (poids, forme, masse) pour ce nouveau type de galet magnétique.

La mécanique CD utlise une base Stream Unlimited, servo-controleur inclus, optimisée par Ayon et intégrant un nouveau système de suspension mécanique (il n'a pas été possible d'en savoir plus...).

 

Le chassis en aluminium fait 12 mm et a été optimisé pour les résonances. Les pieds sont aussi en aluminium et conçus comme amortisseurs de vibrations et résonance.

Comme à l'habitude chez Ayon, l'intérieur de la platine donne l'impression, au moins visuellement, d'en avoir pour son argent.

 

Le lecteur pourra ouvrir l'image ci-dessus dans une autre fenêtre pour mieux suivre ce qui suit.

 

A gauche au premier plan, 2 bobines d'inductance filtrantes, 4 condensateurs au polypropylène métallisé et 4 tubes de rectification 6Z4 assurent l'alimentation haute tension des 4 triodes 6H30 (au fond de chaque côté). Cet étage d'alimention haute tension, ressemble comme deux gouttes d'eau à celui du DAC Stratos.

 

A droite au premier plan, deux tranformateurs d'alimentation R-Core (l'un d'eux est sous la carte de filtrage du courant d'entrée), l'un pour la partie analogique, l'autre pour la partie numérique. Une fois encore, cette partie semble strictement identique à celle du Stratos.

 

En continuant sur la droite, on trouve 6 régulateurs de tension de type Mosfet. Première différence avec le Stratos qui en comporte 10.

 

Bien que visiblement légèrement simplifié par rapport au Stratos, l'étage à triodes 6H30 inclut des condensateurs Mundorf Suprem Silver/Gold/Oil.

 

La partie conversion ne comporte qu'un seule puce DAC Sabre ESS9018 (contre 2 sur le Stratos, ou 4 sur le Lumin S1). Cette puce intègre 8 unités DAC. Ainsi, avec une seule puce, on atteint la qualité et la puissance d'un traitement qui demandait un savoir faire présent chez peu de fabricants et uniquement dans du très haut de gamme, avec 4 unités DAC par canal.

Chaque canal de la puce Sabre sort ensuite sur un filtrage actif et 2 amplis AD797 en simple différentiel (contre 4 amplis et double différentiel sur le Stratos) dans un montage symétrique.

 

Enfin, la carte USB (au fond) intégrant la puce XMOS USB 2 Audio, série U, (identique au Stratos) assure une liaison I2S avec l'étage de conversion.

 

Les autres entrées numériques font l'objet d'une carte dédiée (sous la carte USB), quand cette partie est intégrée à la carte de converstion sur le Stratos. La présence du drive CD nécessitant naturellement un plan d'occupation différent.

 

Les formats acceptés par le DAC vont jusqu'au PCM 32/192 et DSD 128.

 

En ce qui concerne l'étage de sortie et comme systémétiquement chez Ayon, je peux répéter mot mot pour ce que j'ai écrit pour le Stratos:

  • 0 feedback
  • Chemin audio ultra-court et le plus simple possible
  • Basse impédance de sortie
  • Aucun buffer ou follower sur le chemin audio

A ce stade et ayant plusieurs fois été interrogé dans ce ssns pour d'autres bancs d'essais,  il me semble utile, pour les lecteurs intéressés par ce type de produit, de préciser les différences de conception (mais pas les différences à l'écoute) par rapport au modèle inférieur, CD-1sx, coutant près de 3000€ de moins.

 

Pour la CD-1sx:

  • Pas d'entrées numériques AES/EBU, Toslink et I2S
  • DSD uniquement sur USB
  • Pas d'entrées analogiques
  • Pas de gestion analogique du volume (un volume numérique est présent)
  • ​Alimentation haute tension simplifiée, avec un seul tube 6Z4
  • Etage de sortie avec un seul tube par canal au lieu de 2

Le reste est identique.

 

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