Audiomat Maestro 3  (1 / 4)

      

      

 

Audiomat Technology est sans doute un des plus beaux exemples de petite entreprise artisanale française d'électroniques haut de gamme. Aux antipodes du bling-bling Devialo-Parisien, cette société travaille depuis de nombreuses années à peaufiner des appareils censés s'inscrire dans la durée et non céder au chant des sirènes du buzz technico-marketing.

 

Audiomat, ce sont aussi deux frères qui travaillent chacun de leur côté, dans leur spécialité respective : Norbert pour les amplificateurs, et Denis pour les sources. Les deux frères partagent le même goût pour le travail appliqué, les recettes qui fonctionnent mais qui demandent de la patience dans la mise en œuvre, et président aux destinées de cette marque qui a su conquérir le cœur et les oreilles d'un grand nombre d'audiophiles. Bref, Audiomat, c'est presque un morceau de terroir, presque une spécialité régionale. Et c'est tant mieux parce qu'en France, il n'y a pas que le chic parisien qui s'exporte, et les spécialités régionales attisent bien des convoitises en dehors de l'hexagone.

 

C'est donc dans un contexte de continuité et d'un processus de maturation des produits assez long que nous nous intéressons à la dernière génération de convertisseur numérique / analogique  Audiomat : le Maestro  3. C'est comme son nom l'indique la troisième génération d'un appareil sorti en 2000 et dont le développement de la dernière itération a demandé pas loin de deux ans de travail.

 

 

Audiomat Maestro première génération

 

Pour retracer une genèse rapide : une version référence du premier Maestro était sorti en 2007, puis le Maestro 2 est apparu en 2008 pour céder la place en 2015 à cette toute nouvelle mouture.

 

Ce dernier modèle du convertisseur haut de gamme du manufacturier français existe d'ailleurs en deux versions : celle standard et la version "Référence". Une carte de lecteur réseau est également disponible en option sur les deux versions.

 

J'ai reçu dans le cadre de ce banc d'essai la version standard équipée de la carte réseau optionnelle.

 

C'est d'ailleurs un peu par hasard que je suis tombé sur la fiche technique de cet appareil, avant de solliciter un banc d'essai auprès de Denis Clarisse. En effet, sur le papier, ce lecteur réseau semblait particulièrement bien né, et je me réjouissais à l'avance de pouvoir l'essayer au sein de mon propre système. Commençant par ailleurs à accumuler une certaine expérience de ce type d'appareil, j'étais en fait plus qu'impatient à l'idée de recevoir le Maestro 3, j'étais réellement excité. Et pourtant, plus le temps passe et moins cette excitation vis-à-vis de nouveaux produits est fréquente...

 

Mais lorsque cela arrive, cela est vraiment source d'un grand plaisir, celui de sortir un appareil de son carton et d'espérer être agréablement surpris...

 

Alors pourquoi cette excitation à l'égard d'un appareil dont les tarifs restent relativement raisonnables dans l'univers du haut de gamme sans pour autant être vraiment démocratiques ?

 

Sans doute pas en considération d'un boitier dont l'esthétique est assez banale. Sans doute pas non plus en raison d'une innovation ou rupture technologique revendiquée dans la conversion numérique vers l'analogique, pas plus qu'à cause d'aptitudes DSD qui sont aujourd'hui devenues presque obligatoires sur ce type d'appareil...

 

C'est en fait l'orientation choisie par Denis Clarisse qui m'a semblé réellement pertinente : elle correspondait  en ce qui me concerne à celle que j'aurais prise si j'avais du me glisser dans la peau d'un fabricant de convertisseurs N/A. 

 

 

 

 

Pour être plus explicite, le choix d'intégrer la lecture réseau directement dans le DAC sans sacrifier à sa versatilité est selon moi la meilleure option.

Une implantation d'entrée Ethernet bien conçue est à mon avis le moyen d'éliminer déjà bon nombre de problèmes relatifs aux liaisons source numérique vers convertisseur N/A.  Je suis en effet convaincu des bienfaits de l'intégration. Preuve en est que mes sources digitales de références sont chez moi un lecteur CD-SACD Esoteric K-03 et un lecteur réseau Lumin S1.

 

Par ailleurs, travailler en mode UPnP et pouvoir piloter sa bibliothèque musicale à partir d'un simple NAS et d'une tablette PC me semble aujourd'hui un vecteur de confort quasi incontournable. Et pourtant, encore bon nombre de constructeurs font l'impasse...

 

La seconde caractéristique, très attirante sur le papier, a été l'utilisation des dernières puces de conversion AKM. Les dernières générations de convertisseurs AKM m'ont vraiment fait une très bonne impression en termes de définition et de clarté : ces puces compatibles DSD m'apparaissent vraiment comme une des meilleures options à l'heure actuelle, bien mieux en tout cas que ce peut proposer Wolfson ou Sabre, ou que certains montages basés sur des échelles de résistances.

 

J'ai eu l'occasion d'ailleurs à ce propos de discuter avec un certain nombre de concepteurs de DAC et ils m'ont dans l'ensemble confirmé que les dernières puces de conversion AKM étaient celles qui sonnaient le mieux parmi toutes les puces qu'ils ont pu tester.

 

Le fait par ailleurs de séparer l'alimentation dans un boitier à part, d'avoir travaillé sur une très bonne implantation de la carte USB Amanero (plus sophistiquée en tous cas que celle faite dans le C8+ de Métronome Technologie pourtant bien plus cher) a fini de me convaincre.

 

 

 

 

 

Page suivante >

A la une...

A suivre...

Muraudio : le son est partout !

Vienna Physix Diva Grandezza

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© AUDIOPHILE MAGAZINE