Angström Research Stella (2/3)

      

 

 

Le Stella est un amplificateur intégré dont la puissance de 100 W par canal est suffisamment dimensionnée et qualitative (1% de distorsion à pleine puissance, seconde harmonique, absence de contre-réaction globale) pour assurer une grande polyvalence vis-à-vis des enceintes qu'on pourra lui associer.

 

Cet appareil utilise 4 transformateurs de sortie toriques réalisés en µ-métal sur cahier des charges (2 par canal) montés en push-pull et un schéma de type Circlotron.

 

Un Circlotron est un schéma d’amplificateur à tube avec un étage de sortie push-pull assez inhabituel puisque ponté et basé sur une alimentation régulée à très faible impédance de sortie.

Le primaire du transformateur de sortie a un enroulement unique et donc moins conséquent qu’un schéma push-pull classique, ce qui réduit l’effet capacitif parasite et améliore les performances du transformateur de sortie. C’est ainsi le montage à privilégier pour réduire au maximum les distorsions de croisement puisque de par sa conception, il n’y a jamais d’annulation de courant dans la self.

Cela assure aussi un très confortable niveau de puissance et une très grande extension de bande passante dans les aigus (donnée pour une plage de fréquences allant de 20 Hz à 85 kHz).

 

L’étage de puissance met en œuvre 6 triodes EL34 par canal qui opèrent en pure classe A. Chaque tube a sa propre alimentation flottante dont le courant traverse la charge en sens inverse de sorte qu’il n’y a aucun courant continu dans la charge. L’étage de puissance est un étage à charge répartie : pour moitié dans la cathode et pour moitié dans la plaque.

 

En entrée, les drivers utilisés sont selon le réglage de gain (haut ou bas) des ECC82 et des 12AU7, ou des ECC81 et 12AT7.

 

 

 

 

La qualité d’un montage de type circlotron réside pour bonne partie dans la conception de l’alimentation. Celle du Stella est un modèle du genre avec une capacité confortable de 750 Va et une régulation très sophistiquée.

 

Les composants utilisés sont de premier choix à l’instar de la qualité du montage qui est proche de l’état de l’art. Les résistances utilisées sont des Vishay CPF (1% de tolérance) et les énormes condensateurs de stockage sont des Mallory CGS.

Le câblage en l’air est réalisé avec du fil de Litz argent isolé téflon.

Comme dans les amplis à tubes modernes, le réglage du bias est automatique.

La gestion séparée du gain et du volume permettent un réglage très fin avec des potards gradués offrant une grande précision.

 

Côté spécifications, l’impédance est de 470 Kohm sur les entrées asymétriques et de 1 Mohm sur l’entrée XLR.

Le gain est de 30 dB, le bruit de fonctionnement est négligeable pour ce type d’ampli (.0.22mV -100db).

 

Les temps de montée sont extrêmement rapides à l’instar des très bons montages OTL : 1,8 micro seconde. La vitesse limite d’asservissement est donnée à 21 V par micro seconde !

 

L’ampli est doté de superbes joues en bois et affiche sur la balance un poids respectable de 38 kg.

 

La télécommande vient renforcer cette impression d’avoir affaire à un objet très civilisé même s’il reste très pointu dans sa conception. On se retrouve à mi-chemin entre l’instrument de laboratoire et l’amplificateur de salon. Force est de constater que cette ligne intemporelle un poil rétro, alliée à la sophistication du design, en fait un objet très attirant.

 

En façade arrière, on trouve l’essentiel, à savoir une fiche IEC et les connecteurs RCA et XLR (4 entrée single ended et 1 entrée symétrique).

 

 

 

 

 

 

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